Projet de maison de répit en gestation

Les progrès de la médecine ont permis aux personnes gravement malades de vivre plus longtemps et plus nombreux. Dans le même temps, les durées de séjours à l’hôpital sont de plus en plus courtes. Le domicile prend une place croissante dans l’offre de soins palliatifs. Avec parfois pour conséquence, une sur-sollicitation des proches qui peut conduire à des situations d’épuisement.

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Marie-Christine Laussou, Catherine Esquevin, Dr Pierre-Louis Sabadie, Ernest Giorgiutti, Delphine Calicis et Dr Bernard Pradines étaient présents à l’entretien de Patrick Guerrier de la Dépêche. Photo DDM, PG.

A Cahuzac-sur-Vère, de nombreux partenaires sont mobilisés autour de ce projet de la maison Astrolabe.

Baptisé Maison Astrolabe, ce projet est porté par une association implantée à Cahuzac-sur-Vère. C’est dans cette petite commune rurale du nord du Tarn qu’est née l’idée de cette maison de répit. Delphine Calicis, infirmière, en est à l’origine. Ces maisons de répit sont encore très rares en France et il n’en existe pas dans la région. «L’idée a germé en 2008 à l’occasion d’un congrès de soin palliatif avec la présentation du projet de Besançon. Nous avons été plusieurs à être séduit par l’idée. Mais à cette période, il fallait encore développer les réseaux de soins palliatifs». L’idée est donc reprise en 2016. À Cahuzac, la municipalité se montre intéressée. «La commune est très impliquée au niveau del’accompagnement social», souligne Catherine Esquevin, maire adjointe. Chaque mois, elle se retrouve avec Dephine Calicis à la mairie en compagnie de professionnel de la santé comme Bernard Pradines pour étoffer le projet. «L’enjeu est d’associer tous les partenaires, poursuit Delphine Calicis. Nous avons récemment rencontré l’agence régionale de santé (ARS). Le projet suscite de l’intérêt. L’ARS en étudie trois actuellement qui se situe à Perpignan, Toulouse et donc Cahuzac».

 

Cette maison de répit serait une petite unité de 10 à 12 chambres. Une structure qui se situerait entre le domicile et l’hôpital. Elle pourrait assurer la continuité et la qualité des soins tout en offrant une pause au patient et à celui ou ceux qui l’entourent. A Cahuzac, le service d’aide à domicile est aussi partenaire. «L’idée est d’avoir des auxilliaires de vie 24 heures sur 24», souligne Delphine alors que la mairie est prête à mettre à disposition un terrain pour accueillir le projet.

Le 6 octobre, une conférence sera organisée à Cahuzac-sur-Vère

(19h30 à la salle des fêtes). Elle sera l’occasion de présenter le projet. De nombreux partenaires de l’association seront présents ainsi que le professeur Thierry Marmet, spécialiste de la médecine palliative à Toulouse, Christophe Pacific, docteur en philosophie et Laure Hubidos, fondatrice de la maison de vie de Besançon.

Patrick Guerrier Publié le 19/09/2017 à 03:55

Lien : Article sur le site de La Dépêche

PDF : Article Dépêche

Conférence du 6 octobre 2017

 

 

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